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 Le cancer colo-rectal.

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MessageSujet: Le cancer colo-rectal.   Jeu 29 Mar - 7:18:07

Semaine nationale contre le cancer colorectal

Troisième cancer le plus fréquent, le cancer colorectal reste étonnamment méconnu du grand public. Du 26 au 31 mars 2006, la 1ère semaine d’information entend provoquer auprès des Français de plus de 50 ans une véritable prise de conscience de cette maladie, et souligner l’importance d’une détection précoce.


En inaugurant la 1ère semaine nationale contre le cancer colorectal, l’Institut National du Cancer crée le premier rendez-vous annuel de mobilisation sur ce sujet. Au même titre que le mois d’octobre est devenu le mois du cancer du sein, la 1ère semaine du printemps, en mars, sera en France la semaine du cancer colorectal. Pour donner à ce rendez-vous annuel une identité forte, un logo lui a été dédié, symbole de mobilisation et d’espoir. Déjà exploité aux Etats-Unis et au Canada par de nombreuses associations de lutte contre le cancer colorectal, il sera le héros d’affichettes de sensibilisation et de cartes d’information largement distribuées.

Un cancer redoutable qui reste méconnu

Le cancer colorectal est le 3ème cancer le plus fréquent chez l’homme, après ceux de la prostate et du poumon et le 2ème chez la femme, après le sein. On estimait, en 2000, à 36 000 le nombre de nouveaux cas de cancers colorectaux soit une augmentation de 50 % entre 1980 et 2000. Cette maladie occupe le 2e rang en terme de mortalité par cancer, avec près de 16 000 décès enregistrés par an soit 44 morts par jour. Malgré ces chiffres alarmants, cette pathologie reste méconnue du grand public : les Français sont seulement 18 % à citer spontanément le cancer colorectal parmi les deux cancers qui leur font le plus peur, loin derrière le cancer du poumon pour les hommes (41 %), le sein, le poumon et l’utérus pour les femmes (cités respectivement par 52 %, 31 % et 19 % des femmes)¹. De même, le cancer colorectal n’est cité spontanément que par une personne sur cinq parmi les cancers"qui, lorsqu’ils sont dépistés suffisamment tôt, peuvent être bien pris en charge et guéris", loin derrière le cancer du sein cité à ce titre par près de 90 % de la population².

Un cancer pourtant guérissable

Tous stades confondus, la survie relative du cancer colorectal à 5 ans est de 57 %. Ce qui veut dire que près d’un patient sur deux décède dans cet intervalle. Pourtant, ce cancer est guérissable s’il est pris en charge tôt. Les premiers signes sont multiples : présence de sang dans les selles et les troubles du transit (constipation ou diarrhée inhabituelle ou alternance de ces troubles). L’apparition de ces signaux doit amener à consulter son médecin-traitant.

En dehors de la présence de facteurs de risque (adénome de plus d’un centimètre, parent proche touché, maladie chronique inflammatoire de l’intestin), le cancer colorectal se développe le plus souvent à partir de la transformation maligne d’un polype, également appelé adénome. Bénignes, ces excroissances peuvent se transformer en cancer. Lorsque la tumeur est traitée alors qu’elle est encore superficielle, la survie à 5 ans est de l’ordre de 90 % !

L’enjeu du dépistage

Le dépistage organisé est assuré par des structures de gestion et propose un test de détection de sang occulte dans les selles (Hémoccult) tous les deux ans aux personnes âgées de 50 à 74 ans selon les recommandations de la Conférence de Consensus de 1998, renouvelées en 2005. En cas de test positif, une coloscopie est proposée par le médecin, examen proposé d’emblée dès 45 ans aux personnes ayant une pathologie digestive, des antécédents personnels d’adénomes colorectaux ou ayant un parent du premier degré atteint d’un cancer colorectal avant 65 ans.

Lors du lancement de la semaine contre le cancer colorectal3, le directeur général de la santé Didier Houssin a déclaré que "Le dispositif de dépistage a été étendu en 2002-2004 à 23 départements, puis 14 départements en 2006 et 4 autres en février 2007. Au total, nous devrions toucher 8 millions de personnes à risque, soit près de la moitié de la population cible. Par ailleurs, des appels d’offre ont été lancés pour que ce dépistage organisé soit étendu à l’ensemble des départements Français avant la fin de l’année 2007". Le financement de ces opérations vient principalement de l’Assurance maladie, puis dans une moindre mesure de l’Etat, des conseils généraux et de la Ligue nationale contre le cancer.

Pour en savoir plus sur cette semaine d’information , parlez-en avec son médecin bien-sûr, renseignez-vous sur le site www.e-cancer.fr ou appelez cancer info service (0810 810 821, prix d’un appel local)… Et pourquoi ne pas en parler aussi à ses proches afin de les alerter et les préserver ? Enfin, n’oubliez pas de vous (re)plongez dans notre dossier consacré à cette maladie.

David Bême

1 - Les Français face au dépistage des cancers, décembre 2005, échantillon représentatif des Français âgés de 25 ans et plus. INCa/Ipsos
2 - Les Français face au dépistage des cancers, décembre 2005, échantillon représentatif des Français âgés de 25 ans et plus. INCa/Ipsos
3 - Conférence de presse de lancement de la première semaine contre le cancer colorectal – Medec - 15/03/2007

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Le cancer du côlon en chiffres

Le risque de cancer du côlon est très élevé en France. Il s’agit de la deuxième cause de décès par cancer. Cependant, d’importants progrès sont intervenus au cours des dernières années, tant sur le plan diagnostique que thérapeutique. Résultats : une augmentation importante des taux de survie à long terme.

A l’image de l’Europe Occidentale, la France se classe parmi les pays ayant une fréquence élevée de cancer colique, juste derrière les Etats-Unis et l’Australie. Les pays d’Asie, d’Amérique Latine et, surtout, d’Afrique ont un risque jusqu’à trente fois plus faibles. L’Europe de l’Est et les pays scandinaves se caractérisent par un risque intermédiaire.

Un cancer en augmentation

Le cancer colorectal est la plus fréquente des tumeurs malignes dans la population française (1). Selon les données du Réseau français des registres des cancers (Francim), 36 400 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 1995, dont 61 % localisés au côlon, 27 % au rectum et 12 % à la jonction entre rectum et côlon sigmoïde.

Si l’ensemble des régions françaises sont touchées de façon homogène, on note comme dans les autres pays à risque élevé, une augmentation de sa fréquence (2).

Si l’on considère les deux sexes séparément, ce cancer vient au troisième rang chez l’homme, derrière le cancer du poumon et le cancer de la prostate, et au deuxième rang chez la femme, derrière le cancer du sein. Responsables de 16 000 décès chaque année, il représente, la deuxième cause de décès par cancer, après le cancer du poumon. Le nombre de nouveaux cas par an (incidence) augmente régulièrement.

Des différences entre les sexes

En 2000, l’âge moyen lors du diagnostic d’un cancer colorectal était de 72 ans chez l’homme et de 75 ans chez la femme. Si le nombre de nouveaux cas reste identique chez les deux sexes avant 55 ans, il augmente plus rapidement chez les hommes par la suite.

Les données du registre de la Côte d’Or3 indique ainsi que le risque d’avoir au cours de la vie un cancer colique s’élève à 3,4 % pour les hommes nés entre 1937 et 1945, tandis qu’il n’est que de 1,9 % pour ceux nés au tournant du siècle (entre 1897 et 1905). Pour les femmes, le risque a très peu évolué (1,6 % contre 1,5 %). Mais l’évolution est très différente selon la localisation du cancer : il a doublé, chez les hommes comme chez les femmes pour le cancer du côlon droit, alors que pour le côlon gauche il est resté pratiquement inchangé chez les hommes et a diminué de moitié chez les femmes. Ces disparités suggèrent l’existence de facteurs de risques différents.

Des pronostics différents selon le stade d’évolution

Globalement pour tous les cas ce cancer du côlon-rectum, la survie relative à 5 ans est de 57 %. Le pronostic est étroitement lié au stade auquel le cancer est diagnostiqué. Lorsque la tumeur est superficielle (stade 1), la survie à cinq ans est de l’ordre de 90 %, tandis qu’elle est de 5 % en cas de métastase. D’où l’intérêt de détecter ces cancers le plus tôt possible.

Les départements français sont très inégaux face à la mortalité par cancer colorectal. Certains facteurs, tels que le niveau socio-économique, le lieu d’habitation ou l’origine, ont une influence sur les taux de survie. Ces différences de pronostic reflètent des inégalités d’accès aux soins, responsables d’un diagnostic plus tardif.

Taux standardisés sur l’âge de mortalité par cancer colorectal à l’échelle des départements (2002-2003)

Pour les hommes, les taux standardisés sont, dans les départements de couleur rouge, d’environ 47 pour 100 000 et, dans les départements en jaune pâle, d’environ 24 pour 100 000. Pour les femmes, l’amplitude de l’écart entre les départements est du même ordre : de l’ordre de 27 pour 100 000 dans les départements de couleur verte, et de 14 pour 100 000 dans les départements en jaune pâle.

La survie progresse !

Les progrès thérapeutiques ainsi que les diagnostics plus précoces ont entraîné une amélioration des taux de survie au cours des dernières décennies. Du fait du vieillissement de la population française, le cancer colorectal concerne de plus en plus de personnes. Mais si l’on s’affranchit de ces modifications démographiques, on observe une baisse des taux de mortalité.

Ces progrès devraient encore se poursuivre, avec la systématisation des traitements complémentaires et le développement du dépistage. L’élargissement prochain du dépistage à l’ensemble du territoire indique la volonté des pouvoirs publics de mieux lutter contre le cancer colorectal.

David Bême et Chantal Guéniot

1 - Dossier de presse de la semaine nationale contre le cancer colorectal
2 - Evolution de l’incidence et de la mortalité par cancer en France de 1978 à 2000 - L. Remontet, INVS, 2003
3 - Inist-CNRS 1989, vol. 13, no11, pp. 860-864 (16 ref.) - Evolution de l’incidence du cancer colorectal dans le département de la Côte-d’Or entre 1976 et 1985

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MessageSujet: Re: Le cancer colo-rectal.   Jeu 29 Mar - 7:23:34

Comment reconnaître le cancer du côlon ?

Longtemps dénué de symptômes évocateurs, le cancer colorectal est encore trop souvent détecté trop tardivement. Pourtant, c’est à des stades précoces qu’il est le mieux pris en charge. En plus de la généralisation du dépistage de masse, certains signes doivent vous alerter.

On diagnostique souvent trop tardivement le cancer colorectal. Il évolue dans un premier temps sans donner de signes avant coureurs. Pourtant, son pronostic est étroitement lié à son stade de développement au moment du diagnostic. Ainsi, pour les cancers colorectaux détectés au stade I, on observe un taux de survie à 5 ans de plus 90 %. Mais seul un sur 5 environ est diagnostiqué à ce stade.

Une meilleure connaissance des signes avant-coureurs

Certains symptômes doivent attirer votre attention. Ils peuvent faciliter la détection précoce du cancer colorectal. Ces signes sont les suivants :

_ La présence d’un saignement dans les selles (rectorragie ou méléna), qu’il ne faut pas attribuer spontanément à des hémorroïdes sans avis médical ;
_ Des troubles du transit d’apparition récente : diarrhée ou constipation inhabituelle, ou alternance de ces deux troubles ;
_ Des douleurs abdominales inexpliquées et d’apparition récente ;
_ Un amaigrissement inexpliqué.

Si l’un ou plusieurs d’entre eux apparaissent, il convient de consulter rapidement son médecin. Après l’entretien et l’examen clinique, il vous prescrira éventuellement une coloscopie (exploration visuelle de l’intestin) pour déterminer la cause. Le dépistage peut permettre d’identifier des cancers à un stade très précoce de leur développement et des polypes (adénomes), avant qu’ils n’évoluent vers un cancer.

Les recommandations de dépistage selon le risque

Au-delà des recommandations du dépistage de masse étendu d’ici la fin 2007 à l’ensemble du territoire, on peut distinguer plusieurs groupes selon leur risque de développer un cancer colorectal. L’opportunité d’un dépistage, l’âge auquel le réaliser, le rythme et les modalités de surveillance varient selon le groupe à risque :

_ Personnes à risque moyen de cancer colorectal (la majorité des cas)
Les hommes et femmes de plus de 50 ans constituent la population présentant ce qu’on appelle un risque moyen de cancer colorectal : 94 % des cancers colorectaux surviennent après cet âge. En faisant un test de recherche d’un saignement occulte dans les selles tous les 2 ans, entre 50 et 74 ans, suivi d’une coloscopie en cas de positivité, il est possible de diminuer de 15 % à 20 % la mortalité par cancer colorectal, si la participation de la population atteint 50 %2. C’est pourquoi les pouvoirs publics proposent aux hommes et aux femmes de 50 à 74 ans un dépistage organisé du cancer colorectal par la recherche de sang non visible dans les selles. Ce dépistage sera effectif d’ici fin 2007 sur l’ensemble du territoire national3.

_ Personnes à risque élevé de cancer colorectal (15 à 20 % des cas)
Il s’agit :
- Des personnes qui ont déjà eu un adénome de plus d’un centimètre ou un premier cancer colorectal ;
- Des personnes dont un parent proche (père, mère, frère, soeur, enfant) a été atteint d’un cancer de l’intestin avant 65 ans, et de celles dont deux parents ont été atteints quel que soit l’âge au diagnostic ;
- Des personnes atteintes de maladie inflammatoire chronique de l’intestin étendue au moment du diagnostic et évoluant depuis plus de 20 ans.
La méthode de dépistage préconisée pour ces personnes est la coloscopie dont le médecin déterminera la fréquence nécessaire, en fonction du profil et des antécédents du patient.

- Personnes à risque très élevé de cancer colorectal (1 à 3 % des cas environ)
Certains cancers colorectaux, rares, sont liés à une maladie héréditaire : des gènes défectueux peuvent être transmis d’un parent à son enfant. Présentent ainsi un risque très élevé de développer un cancer colorectal :
- Les membres d’une famille atteinte de Polypose Adénomateuse Familiale (PAF), caractérisée par la présence de très nombreux polypes sur le tube digestif ;
- Les membres d’une famille avec HNPCC (Hereditary Non Polyposis Colorectal Cancer), également appelé syndrome de Lynch.

Une consultation d’oncogénétique est proposée en cas de suspicion d’une forme familiale de cancer colorectal. En fonction des résultats, une surveillance particulière sera proposée. Il existe en 2007 une centaine de sites de consultation oncogénétique en France, lesquels ont enregistré près de 20 000 consultations en 2005, soit 4 fois plus qu’en 19994.

Enfin, il est possible de réduire votre risque de développer un cancer colorectal. En effet, les légumes, et notamment les crucifères (choux et brocolis), riches en fibres et en anti-oxydants, diminueraient la concentration des substances cancérogènes naturellement présentes dans le côlon. Les céréales complètes, les yaourts… sont aussi recommandés. A contrario, les graisses animales sont à consommer avec modération. Enfin, la pratique régulière d'une activité physique est réputée favoriser le fonctionnement intestinal et éviter la stagnation des aliments.

David Bême

1 - Dossier de presse de la semaine nationale contre le cancer colorectal (15/03/07)
2 - Lancet 1996 ;348 :1472-7
3 - Circulaire n°DGS/SD5A/2007/37 et déclarations lors de la conférence de presse de lancement de la semaine nationale contre le cancer colorectal
4 - Evolution de l’activité d’oncogénétique 2000-2005, Inca, nov.2006

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